Tu te souviendras de moi

Production La Manufacture

Texte François Archambault

Mise en scène Fernand Rainville

Assistance à la mise en scène Stéphanie Raymond

Avec Claude Despins, Emmanuelle Lussier-Martinez, Guy Nadon, Marie-Hélène Thibault et Johanne-Marie Tremblay

Décor, costumes et accessoires Patricia RuelÉclairages André RiouxMusique Larsen Lupin Direction artistique du spectacle Jean-Denis Leduc

EXTRA
Pour en savoir plus sur le processus d’écriture de TU TE SOUVIENDRAS DE MOI, téléchargez notre entrevue avec François Archambault.
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La pièce sera de retour du 22 avril au 16 mai 2015. Billets à la carte en vente maintenant.
Durée: 1h40 sans entracte

Édouard, professeur d’histoire à la retraite, bouillant et caractériel, commence à perdre la mémoire. Continuellement sollicité pour procéder à des analyses politiques et sociales, l’homme, qui est habitué à s’exprimer dans les médias, doit soudainement se faire plus discret. Mais Édouard refuse de disparaître et juge qu’il a encore beaucoup de choses à dire. Puisque personne de son entourage ne semble en mesure de veiller sur lui, il est placé sous la garde de Bérénice, jeune fille du nouveau conjoint de sa fille. La rencontre amènera Édouard à revisiter un passage de son histoire personnelle qu’il avait choisi d’oublier.

Tu te souviendras de moi parle de la mémoire, de la transmission, du temps qui passe, du refus de disparaître, de la nécessité de se souvenir et de parfois oublier, de la mémoire défaillante d’un homme et de celle d’une société de plus en plus obsédée par le moment présent. Serons-nous un jour condamnés au silence ou choisirons-nous de continuer à raconter qui nous sommes ?

François Archambault a écrit cette pièce dans le cadre d’une résidence au Théâtre de La Manufacture. Auteur de plus d’une douzaine de pièces dont Cul-sec, 15 secondes et Enfantillages, il signait en 2003 La société des loisirs, pièce la plus jouée par La Manufacture qui lui valut le Masque du meilleur texte original. La mise en scène est confiée à Fernand Rainville, qui a entre autres dirigé pour La Manufacture Trick or Treat, Howie le Rookie et Août, un repas à la campagne.

Surtitres anglais les vendredis 7, 14 et 21 février

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Tête-à-tête : Le Jeudi 23 janvier
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Biographies



L’oeuvre de François Archambault est jouée partout au Canada, mais aussi à Londres, Bruxelles, Lausanne, Paris, et est traduite en anglais, en italien, espagnol, allemand. Diplômé de l’École nationale de théâtre en 1993, il voit sa pièce de finissant Cul sec produite à l’Espace Go en 1995. Ce portrait d’une jeunesse désabusée est suivi de Si la tendance se maintient, brulot écrit en réaction à la campagne référendaire de 1995. Il enchaîne avec Les Gagnants, en nomination pour le texte original de l’année en 1996. 15 secondes reçoit en 1998 le prix du Gouverneur général du Canada et l’équipe de création de la pièce le Prix Révélation à la Soirée des Masques. En 2003, La Manufacture présente La société des loisirs, qui est à ce jour la pièce la plus jouée de la compagnie. Pour cette pièce, François Archambault reçoit le Masque du meilleur texte original, et à Calgary, en 2005, le Betty Mitchell Award pour le meilleur nouveau texte canadien. Présenté à Paris l’automne dernier pour une centaine de représentations, La société des loisirs y reçoit un très bon accueil. Toujours à La Licorne, François Archambault propose en 2006 Les frères Laforêt, conçu avec Patrice Dubois et Dany Michaud. L’an dernier, Enfantillages, mise en scène par Frédéric Blanchette, était portée à la scène par Le Petit Théâtre du Nord. Également auteur pour la télévision, François Archambault a écrit Les étoiles filantes, en nomination au Gémeaux en 2008 pour le meilleur texte de série dramatique. Il travaille présentement à l’adaptation cinématographique du roman Tarmac, de Nicolas Dickner, avec la cinéaste Louise Archambault.

Directeur de création et metteur en scène, Fernand Rainville a dirigé plus de 100 événements, de la comédie musicale au cirque, du spectacle sons et lumières au théâtre intime. Associé depuis quelques années au Cirque du Soleil, il assure la direction du spectacle Wintuk, présenté de 2007 à 2010 au Madison Square Garden de New York et met scène la prestation d’avant-match du Super Bowl de Miami en 2007. La même année, le public découvrait Saka, spectacle équestre présenté sous chapiteau. Fernand Rainville collabore avec La Manufacture depuis 25 ans ; après le retentissant succès de Glengarry Glen Ross de David Mamet en 1989, il met en scène Le samouraï amoureux de Maryse Pelletier en 1991, La vie sans mode d’emploi de Sally Clark en 1993, Les rues de l’alligator d’Abla Farhoud en 1998. Trick or treat, de Jean Marc Dalpé, présenté durant la saison 1999-2000 de La Licorne, obtient trois nominations au Gala des Masques en 2000. La même année, il met en scène les Contes urbains. Howie le Rookie, de Mark O’Rowe, autre grand succès produit en 2002, est en nomination pour trois trophées au gala des Masques en 2003 et repris en 2004. Enfin, en 2006, Fernand Rainville retrouve La Manufacture et l’univers de Dalpé avec Août, un repas à la campagne.

Dès sa sortie de l’École nationale de théâtre en 1995, Claude Despins se fait connaître en interprétant un des personnages de Littoral, pièce phare de l’auteur Wajdi Mouawad, présentée d’abord à La Licorne en 1997, puis sur les routes de France et du Liban. Toujours avec Mouawad, il fait partie de Rêves au Quat’sous en 1999, ainsi que de son adaptation des Trois soeurs de Tchekhov aux Francophonies de Limoges en 2002. Sa collaboration avec La Manufacture débute de belle façon avec Trick or Treat (1999) de Jean Marc Dalpé et Howie le Rookie (2002) de Mark O’Rowe, deux succès dirigés par Fernand Rainville et présentés à La Licorne. L’univers de François Archambault lui est familier puisqu’il joue dans La nostalgie du Paradis en 2000 au Théâtre d’Aujourd’hui. Il fait partie de l’aventure L’Odyssée de Dominic Champagne au TNM et en tournée de 2000 à 2003, et, plus récemment, dans Ronfard nu devant son miroir en 2011 à Espace Libre. À la télévision, on l’a vu notamment dans Les étoiles filantes, signé François Archambault en 2007, et dans Destinées, de 2007 à 2011. En 2013, il est en nomination dans la catégorie meilleur rôle de soutien masculin pour la série Un sur deux. Depuis sept ans, il interprète Azim dans la série pour enfants Toc toc toc.

Bachelière en théâtre de l’Université d’Ottawa et diplômée de l’École supérieure de ballet contemporain de Montréal, Emmanuelle Lussier Martinez participe en tant que comédienne à plusieurs spectacles de théâtre de la compagnie Jeunesse en tête, basée à Ottawa. Entre 2005 et 2009, elle est de la distribution de trois pièces de Daniel Danis mises en scène par Anne-Marie Riel : Le chant du Dire-Dire, Le pont de pierres et la peau d’images ainsi que Kiwi. En 2009, elle est en nomination pour le prix Rideau pour son rôle dans Le bout du monde, une production du Théâtre du Trillium sous la direction de Anne-Marie White. Elle entre ensuite au Conservatoire d’art dramatique de Montréal, participe durant sa formation aux spectacles dirigés par Sylvain Bélanger, Patricia Nolin, Geoffrey Gaquère et Catherine Vidal. Diplômée en 2013, elle a passé l’été dernier à jouer dans les parcs de Montréal avec le Théâtre La Roulotte où elle interprétait le petit Hansel du célèbre conte Hansel et Gretel. Enfin, à la télé, on a pu voir Emmanuelle sur les ondes de TFO dans deux téléséries jeunesse : Moitié-Moitié et Motel Monstre.

Diplômé de l’École nationale de théâtre en 1974, Guy Nadon a interprété plus d’une cinquantaine de rôles au théâtre, en plus d’être présent régulièrement au cinéma et à la télévision. Sur nos scènes, il joue Richard III de Shakespeare au Rideau Vert et au Centre National des Arts en 1989, endosse le rôle titre du Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand au CNA et au TNM en 1996, il est de la distribution de La Chèvre ou Qui est Sylvia d’Edward Albee au Rideau Vert en 2004, de Equus de Peter Shaeffer chez Duceppe en 2008 et incarne Arnolphe dans L’École des femmes de Molière au TNM en 2011. En 2010, il devient Membre de l’Ordre du Canada et obtient la même année deux Gémeaux: celui de la meilleure interprétation masculine pour Aveux et celui du meilleur acteur de soutien pour Musée Eden. En vedette dans le téléroman O’ depuis ses débuts en 2012, il a obtenu les Gémeaux d’interprétation masculine en 2012 et 2013 en plus d’être le choix du public au Gala Artis 2013 pour le personnage de Samuel O’Hara. Il a prêté sa voix à un nombre incalculable de publicités, documentaires et doublages. De retour en tant qu’enseignant à l’ÉNT depuis 1993, il transmet son savoir à ses étudiants.

Entre 1998 et 2003, Marie-Hélène Thibault incarne Sophie dans la populaire série Catherine. Depuis, elle est présente au petit écran dans plusieurs séries importantes : elle a joué dans Providence durant sept ans, on l’a vue également dans Le gentleman entre 2011 et 2013. Elle fait partie de la distribution de Les étoiles filantes, écrite par François Archambault en 2007, et de Aveux, en 2008. Elle tient la vedette de la série Web Les chroniques d’une mère indigne, créée par Caroline Allard. Elle interprète plusieurs personnages dans les pièces de François Archambault : La nostalgie du paradis, 15 secondes et Les gagnants. Avec La Manufacture, elle joue dans La société des loisirs de François Archambault en 2003, Coma Unplugged de Pierre-Michel Tremblay en 2007 et Pervers de Stacey Gregg en 2013. Toujours à La Licorne, elle était de la distribution de Amour / Argent de Dennis Kelly l’hiver dernier. Parmi les autres spectacles auxquels elle participe, citons les classiques Cyrano de Bergerac au TNM et La seconde surprise de l’amour, à l’Espace Go, deux mises en scène de Alice Ronfard en 1997. Ailleurs, on a pu la voir en 2012 au Théâtre de Quat’sous dans Emovere de Pascal Chevarie ainsi que dans L’histoire du roi Lear, mise en scène par Denis Marleau au TNM.

Actrice dans plus d’une trentaine de films, on la découvre en 1988 dans À corps perdu de Léa Pool. Denys Arcand lui confie le personnage de Constance dans Jésus de Montréal en 1989, rôle qui lui a valu une nomination aux prix Genie. L’année suivante, elle est encore nommée pour La sarrazine de Paul Tana. Notons sa présence dans L’âge des ténèbres de Denys Arcand en 2006, Polytechnique de Denis Villeneuve en 2007, À l’origine d’un cri de Robin Aubert en 2009, et tout récemment, Le démantèlement de Sébastien Pilote. À la télé, elle incarne Célina Bordeleau dans Les filles de Caleb en 1990, on la retrouve dans Le volcan tranquille de 1996 à 1998 et dans Mon meilleur ennemi de 2001 à 2003. Au théâtre, de 1985 à 1987, Johanne-Marie Tremblay fait partie de la distribution de L’idiot de Dostoïevski au Prospero, puis en tournée. Au même théâtre, elle joue dans Le petit manoir de Witkiewicz en 1990. Denys Arcand la dirige dans son unique mise en scène de théâtre : Les lettres de la religieuse portugaise, au Quat’sous en 1990, et, en 1998, elle fait partie du collectif féminin Je ne sais plus qui je suis, dirigé par Brigitte Haentjens.