Des promesses, des promesses

Production La Manufacture

Texte Douglas Maxwell

Traduction Maryse Warda

Mise en scène Denis Bernard

Avec Micheline Bernard

Assistance à la mise en scène Dominique Cuerrier Décor et costume Marc Senécal Éclairages Claude Cournoyer Musique Larsen Lupin

Durée du spectacle: 1h30 sans entracte

Miss Brodie a derrière elle une carrière d’enseignante marquée par quelques coups d’éclat. Après avoir pris sa retraite, elle reprend du service, le temps d’une suppléance dans une école primaire de Londres. Dans cette classe dont personne ne veut, une jeune élève somalienne refuse de parler. Liées par les secrets qu’elles portent toutes les deux, la fillette et l’enseignante tisseront un lien des plus forts, au-delà des mots et de la bêtise humaine.

Dans ce puissant monologue, l’auteur écossais Douglas Maxwell dresse le portrait d’une femme au tempérament fort qui porte ses blessures et les stigmates que l’enfance a laissés sur sa vie d’adulte avec une dégaine hors du commun, comme le héros de son enfance Montgomery Clift, portait son révolver sur ses hanches. Micheline Bernard, qui a remporté le Prix de la critique 2017 pour son interprétation, donne vie à cette Miss Brodie dans un récit aussi drôle que touchant.

Création acclamée par le public et la critique, Des promesses, des promesses est de retour pour deux semaines à La Petite Licorne avant de partir en tournée. La pièce de Douglas Maxwell était créée au Tron Theatre de Glasgow en 2010. Denis Bernard, qui a réalisé les mises en scène de Coma Unplugged, Le Pillowman et Les événements, signe cette production de La Manufacture, dans une traduction de Maryse Warda.

Biographies

DOUGLAS MAXWELL - AUTEUR

Né en Écosse en 1974, Douglas Maxwell s’est toujours fait un devoir de créer un théâtre actuel et accessible. Diplômé de l’Université de Stirling, le dramaturge attire l’attention dès ses premières oeuvres, écrites au milieu de la vingtaine. Le monde théâtral le découvre au Festival d’Édimbourg en l’an 2000 avec la pièce Decky Does a Bronco, récipiendaire du prix Fringe First et du Stage Award, soulignant la qualité de ses interprètes. La production voyage ensuite aux quatre coins de l’Écosse, en Angleterre, en Irlande et en Irlande du Nord. Deux ans plus tard, Helmet remporte aussi les honneurs. Lauréate du Best Fringe Show, la pièce est présentée à travers le Royaume-Uni, notamment au Soho Theatre de Londres où elle tient l’affiche pendant trois semaines. L’auteur compte aujourd’hui une vingtaine d’oeuvres à son actif, dont deux comédies musicales (Watertight et The Bookie) et plusieurs textes axés sur la jeunesse. Les oeuvres de Douglas Maxwell ont été jouées en Allemagne, aux Pays-Bas, au Japon, en Corée du Sud, à Hong Kong, en Norvège, en Suède et aux États-Unis, où était justement monté Promises Promises en 2011. Au diapason de son époque, cet artiste percutant figure sans contredit parmi les dramaturges écossais incontournables de sa génération.

MARYSE WARDA - TRADUCTRICE

Née en Égypte, où elle passe son enfance, Maryse arrive à Montréal à l’âge de 9 ans et apprend l’anglais en regardant Happy Days. En 1991, elle signe sa toute première traduction pour le Théâtre de Quat’Sous : Traces d’étoiles de Cindy Lou Johnson, qui lui vaut une nomination aux Prix de la critique. Depuis, elle a traduit pas moins d’une soixantaine de pièces d’auteurs contemporains nord-américains et britanniques, dont Margaret Edson (Wit), David Ives (Variations sur un temps, La Vénus au vison) et David Mamet (Le Cryptogramme, Race). Son travail sur la série Motel de passage, de George F. Walker, reçoit en 2000 le Masque de la traduction et est en lice pour un prix du Gouverneur général, mais c’est sa traduction de Toxique ou L’incident dans l’autobus, de Greg MacArthur, qui lui vaut cet honneur en 2011. Pour le Théâtre de La Manufacture, Maryse Warda a réalisé la traduction des pièces Yellow Moon et Les événements, de David Greig, ainsi que Ce moment-là, de Deirdre Kinahan. Signalons enfin son adaptation théâtrale du roman de Grégoire Delacourt, La liste de mes envies, au Rideau Vert en 2016. En 2018 et 2019, elle a signé, entre autres, les traductions : Le bizarre incident du chien pendant la nuit, chez Duceppe, L’éducation de Rita, au Rideau Vert et La société des poètes disparus, au Théâtre Denise-Pelletier, ainsi que la coadaptation des Choristes pour Juste pour Rire Spectacles.

DENIS BERNARD - METTEUR EN SCÈNE

Avec Des promesses, des promesses, Denis Bernard signe ici sa sixième mise en scène pour le Théâtre de La Manufacture, après Les événements de David Greig (2016), Ce moment-là de Deirdre Kinahan (2012), Chaque jour de Fanny Britt (2011), Le pillowman de Martin McDonagh (2009) et Coma unplugged de Pierre-Michel Tremblay (2007), pièce couronnée du Masque de la meilleure production montréalaise. Parmi ses autres mises en scène remarquées, citons Les Trois Soeurs (2001) à Espace Go, en collaboration avec Luce Pelletier, La fin de la civilisation (1999) au Quat’ Sous, et plus récemment Os – La montagne blanche (2017) de Steve Gagnon, présentée à La Petite Licorne et à la Maison pour la danse de Québec. Diplômé en interprétation du Conservatoire d’art dramatique de Québec (1980), Denis Bernard s’impose rapidement parmi nos comédiens les plus prolifiques. Sur scène, il voyage de Tchekov à Shakespeare ou encore de Michel Tremblay à Fabien Cloutier, dont il défendra la pièce Pour réussir un poulet (2014) à La Licorne et en tournée. Au grand écran, il décroche un Génie pour son rôle dans le film L’Audition de Luc Picard, et à la télé, il se distingue dans de nombreuses séries comme La Galère, Yamaska, Feux et Fatale-Station. Tout récemment, on a pu le voir dans la série Appelle-moi si tu meurs, réalisée par Claude Desrosiers. Denis Bernard participe – à l’aube des années 1980 – à la fondation du Théâtre Repère, puis dirige le Théâtre Blanc, dans la Vieille Capitale. Au cours des 10 dernières années (2009-2019), il a assuré la direction artistique et générale du Théâtre de La Manufacture et du Théâtre La Licorne.

MICHELINE BERNARD - COMÉDIENNE

Les gens de Québec sont les premiers à découvrir l’étendue du talent de Micheline Bernard, à la fin des années 1970. Figure régulière du Trident, elle remporte en 1985 le prix Paul-Hébert, remis à la meilleure comédienne de l’année dans la région de la Capitale. Son interprétation magistrale dans L’éducation de Rita, de Willy Russell, lui vaut ensuite le Prix des abonnés du Trident 1986-1987. En 1989, elle inaugure le tout nouveau Théâtre La Licorne, sur l’avenue Papineau, avec la pièce Jocelyne Trudelle trouvée morte dans ses larmes, de Marie Laberge. Elle revient en 2001 dans La reine de beauté de Leenane, de Martin McDonagh, puis dans Pervers de Stacey Gregg (2013), dans Scratch de Charlotte Corbeil-Coleman (2014) et dans Une mort accidentelle ( ma dernière enquête ) de François Archambault (2017). Sur les autres scènes montréalaises, Micheline Bernard brillera aussi dans Les Palmes de M. Schutz, Souvenirs, Le dindon, L’avare, Charlotte, ma soeur ou La Cerisaie, qui lui vaut un Masque en 2000. Denis Bernard ne l’a dirigée qu’une seule fois auparavant, dans La fin de la civilisation, de George F. Walker, à l’affiche du Quat’Sous en 1999. En 2017, elle était de la création de Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?, une mise en scène de Denise Filiatrault, présentée au Théâtre du Rideau Vert et en tournée. À l’écran, son nom est associé aux populaires séries jeunesse Tactik et Radio Enfer (qui fait d’elle une Immortelle des Gémeaux pour trois prix d’interprétation), ainsi qu’à Vice caché (Gémeaux du meilleur rôle de soutien 2005), Destinées, Aveux et Histoires de filles, dont elle assure la mise en scène pendant des années. Au cinéma, La mise à l’aveugle, de Simon Galiero, lui vaut une nomination aux Jutra comme meilleure actrice en 2013. Plus récemment, on a pu la voir dans l’adaptation cinématographique du succès théâtral King Dave d’Alexandre Goyette, réalisée par Podz. En 2019, elle sera de la distribution du dernier film de Xavier Dolan, Matt et Max, et de La femme de mon frère de Monia Chokri. Micheline Bernard remportait le Prix de la critique pour la Meilleure interprète féminine – Montréal pour son rôle de Miss Brodie dans Des promesses, des promesses, décerné par l’Association québécoise des critiques de théâtre en 2017.

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