Mary-Lee Picknell reçoit la Bourse Jean-Denis Leduc
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C’est avec grand plaisir que La Manufacture attribue la Bourse Jean-Denis Leduc, d’une valeur de 15 000 $, à Mary-Lee Picknell, qui entamera dès l’automne prochain une résidence d’écriture de deux saisons à La Licorne.
Nommée en l’honneur de Jean-Denis Leduc, fondateur du Théâtre La Licorne et de La Manufacture, cette bourse est attribuée depuis plus de dix ans à un·e dramaturge en résidence. Elle témoigne de l’engagement de la compagnie à offrir un environnement favorable à la recherche, au développement et à l’émergence de nouvelles œuvres théâtrales.
Comédienne et autrice, Mary-Lee Picknell œuvre dans le milieu théâtral depuis sa sortie du Conservatoire d’art dramatique de Québec en 2010. Sa première pièce Heimat/Revenir a été publiée chez Atelier 10 et créée au Théâtre La Bordée en 2024. Elle a par ailleurs remporté un Prix littéraire de la Ville de Québec en 2026 dans la catégorie Littérature adulte pour cette œuvre. Son adaptation théâtrale de la bande dessinée Le Petit Astronaute de Jean-Paul Eid, a été présentée au Théâtre du Trident ce printemps avec grand succès. Être ou ne pas être un douchebag est son deuxième texte. Présenté tout d’abord en formule 5 à 7 au Théâtre Duceppe et à La Bordée, nous aurons le plaisir de découvrir cette œuvre à La Petite Licorne à l’automne 2026.
La Bourse Jean-Denis Leduc marque un jalon important dans le parcours de Mary-Lee Picknell.
« Cette résidence à La Licorne est non seulement la plus belle marque de confiance que j’ai jamais reçue, mais c’est aussi la confirmation que j’ai ma place comme autrice. C’est incroyable de penser qu’à 37 ans, après quinze ans comme interprète, c’est le début de ma deuxième vie artistique qui commence. J’espère que je suis comme les chats. J’ai hâte de voir ça va être quoi la neuvième. » souligne l’autrice avec humour.
Mary-Lee Picknell amorcera sa résidence en septembre prochain. Au cours de l’année, elle se consacrera à l’écriture d’une nouvelle œuvre, un processus qu’elle aborde avec ouverture et curiosité. « J’ai plusieurs idées, plusieurs sentiers que j’aimerais explorer dans le cadre de ma résidence à La Licorne, mais je reste ouverte. J’ouvre grand les yeux, les oreilles, les bras. En plus, c’est l’été. C’est la meilleure saison pour se laisser inspirer.», dit-elle.
Cette résidence marque ainsi le début d’un nouveau chapitre créatif pour l’autrice, dont le travail continuera sans doute de retenir l’attention du milieu culturel.
Une bourse, plusieurs récipiendaires
Au cours de la dernière décennie, la Bourse Jean-Denis Leduc s’est imposée comme un levier important pour le développement de la dramaturgie québécoise. Plusieurs figures marquantes en ont bénéficié, dont Pierre-Michel Tremblay, Jean-Marc Dalpé, Jean-Philippe Lehoux, Rébecca Déraspe, Simon Boudreault, Phara Thibault, Catherine Léger, Nathalie Doummar, François Ruel-Côté et François Archambault. Ce dernier poursuivra d’ailleurs la saison prochaine une résidence amorcée en 2024.
Des compagnies à l’œuvre
Le Théâtre soutient également les compagnies par des résidences d’écriture, assorties d’une bourse de 5 000 $ répartie sur deux ans. La compagnie Le Jaune écarlate y sera accueillie pour développer un nouveau projet en collaboration avec l’autrice Gabrielle Chapdelaine. De son côté, La Messe Basse poursuivra sa résidence aux côtés de l’autrice Érika Soucy.
Un espace pour la nouvelle génération
Deux dramaturges bénéficieront pour leur part de la Résidence d’écriture dramatique dédiée à la relève. Assortie d’une bourse de 5 000 $, cette résidence d’un an permet chaque année à des auteurs et autrices de moins de 35 ans de développer un texte en compagnie d’un·e mentor·e, puis de le présenter en lecture publique.
Photo: Alma Kismic
Être ou ne pas être un douchebag, de Mary-Lee Picknell