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Des promesses, des promesses

Production La Manufacture

Texte Douglas Maxwell

Traduction Maryse Warda

Mise en scène Denis Bernard

Avec Micheline Bernard

Assistance à la mise en scène Dominique Cuerrier Décor et costume Marc Senécal Éclairages Claude Cournoyer Musique Larsen Lupin

Durée du spectacle: 1h30 sans entracte
Supplémentaires les samedis 12 et 19 novembre à 20h

Miss Brodie avance dans la vie telle une cavalière dans un western. Elle nous raconte une histoire, la sienne. Retraitée de l’enseignement, elle est de retour comme suppléante dans une école primaire de Londres. Elle y rencontre Rosie, une fillette somalienne qui, pour des raisons inconnues, refuse de parler. Une connexion instantanée s’établit entre elle et l’enfant. Une rencontre déterminante qui va transformer sa vie.

Dans ce puissant monologue, l’auteur écossais Douglas Maxwell dresse le portrait d’une femme au tempérament fort, dotée d’une dégaine hors du commun, d’une fierté et d’une force qui impressionnent. Elle porte ses blessures et les stigmates de son enfance comme Montgomery Clift, son héros de jeunesse, porterait son révolver sur ses hanches. Micheline Bernard donne vie à cette Miss Brodie dans un récit drôle et touchant.

Promises, promises, de l’auteur écossais Douglas Maxwell, a été créée au Tron Theatre de Glasgow en 2010. Denis Bernard, qui a précédemment signé les mises en scène de Coma Unplugged, Le Pillowman et Les événements, réalise celle de cette nouvelle production de La Manufacture. Maryse Warda signe la traduction.

Surtitres anglais les jeudis 10 et 17 novembre.
English surtitles on Thursdays November 10th and 17th.

Tête-à-tête : jeudi 10 novembre

Biographies

Douglas Maxwell - Auteur

Né en Écosse en 1974, Douglas Maxwell s’est toujours fait un devoir de créer un théâtre actuel et accessible. Diplômé de l’Université de Stirling, le dramaturge attire l’attention dès ses premières œuvres, écrites au milieu de la vingtaine. Le monde théâtral le découvre au Festival d’Édimbourg en l’an 2000 avec la pièce Decky Does a Bronco, récipiendaire du prix Fringe First et du Stage Award, soulignant la qualité de ses interprètes. La production voyage ensuite aux quatre coins de l’Écosse, en Angleterre, en Irlande et en Irlande du Nord.

Deux ans plus tard, Helmet remporte aussi les honneurs. Lauréate du Best Fringe Show, la pièce est présentée à travers le Royaume-Uni, notamment au Soho Theatre de Londres où elle tient l’affiche pendant trois semaines. L’auteur compte aujourd’hui une vingtaine d’œuvres à son actif, dont deux comédies musicales (Watertight et The Bookie) et plusieurs textes axés sur la jeunesse.

Les œuvres de Douglas Maxwell ont été jouées en Allemagne, aux Pays-Bas, au Japon, en Corée du Sud, à Hong Kong, en Norvège, en Suède et aux États-Unis, où était justement monté Des promesses, des promesses en 2011. Au diapason de son époque, cet artiste percutant figure sans contredit parmi les dramaturges écossais incontournables de sa génération.

Maryse Warda - Traductrice

Née en Égypte, où elle passe son enfance, Maryse arrive à Montréal à l’âge de 9 ans et apprend l’anglais en regardant Happy Days.

En 1991, elle signe sa toute première traduction pour le Théâtre de Quat’Sous : Traces d’étoiles de Cindy Lou Johnson, qui lui vaut une nomination aux Prix de la critique. Depuis, elle a traduit pas moins de 50 pièces d’auteurs contemporains nord-américains et britanniques, dont Margaret Edson (Wit), David Ives (Variations sur un temps, La Vénus au vison), David Lindsay-Abaire (Du bon monde) et David Mamet (Le Cryptogramme, Race). Son travail sur la série Motel de passage, de George F. Walker, reçoit en 2000 le Masque de la traduction et est en lice pour un prix du Gouverneur général, mais c’est sa traduction de Toxique ou L’incident dans l’autobus, de Greg MacArthur, qui lui vaut cet honneur en 2011. Pour le Théâtre de La Manufacture, Maryse Warda a réalisé la traduction des pièces Yellow Moon et Les Événements, de David Greig, et Ce moment-là, de Deirdre Kinahan. Signalons enfin ses adaptations québécoises des comédies Le Prénom, de M. Delaporte et A. de la Patellière, ainsi que de la série télévisée Madame Lebrun (de concert avec René Richard Cyr). Tout récemment, Maryse a signé l’adaptation théâtrale du roman de Grégoire Delacourt, La liste de mes envies, créée au Théâtre du Rideau Vert cet automne.

Denis Bernard - Metteur en scène

Dès le début de sa carrière, à l’aube des années 1980, Denis Bernard participe à la fondation du Théâtre Repère, puis dirige le Théâtre Blanc, à Québec. Rapidement, il s’impose parmi nos comédiens les plus prolifiques. Sur scène, il voyage de Tchekov à Shakespeare, de Michel Tremblay à Fabien Cloutier dont il défendra la pièce Pour réussir un poulet cette saison à La Licorne et en tournée. Au grand écran, il a décroché un Genie pour son rôle dans le film L’Audition de Luc Picard, et à la télé, on l’a vu dans de nombreuses séries comme Virginie, La Galère et Yamaska. On peut actuellement le suivre dans Feux, sur les ondes de Radio-Canada.

Metteur en scène aguerri, Denis Bernard signe ici sa sixième mise en scène pour le Théâtre de La Manufacture, compagnie dont il assure la direction artistique et générale  depuis 2009. Ces dernières années, à La Licorne, il a monté Les événements de David Greig (2016), Ce moment-là de Deirdre Kinahan (2012), Chaque jour de Fanny Britt (2011), Le pillowman de Martin McDonagh (2009) et Coma unplugged de Pierre-Michel Tremblay (2007), pièce couronnée du Masque de la meilleure production montréalaise. Parmi ses autres mises en scène remarquées, citons Les Trois Sœurs (2001) à Espace Go, en collaboration avec Luce Pelletier, et La fin de la civilisation (1999) au Quat’ Sous.

Micheline Bernard - Comédienne

Les gens de Québec sont les premiers à découvrir l’étendue du talent de Micheline Bernard, à la fin des années 1970. Figure régulière du Trident, elle remporte en 1985 le prix Paul-Hébert, remis à la meilleure comédienne de l’année dans la région de la Capitale. Son interprétation magistrale dans L’éducation de Rita, de Willy Russell, lui vaut ensuite le Prix des abonnés du Trident 1986-1987.

En 1989, elle inaugure le tout nouveau Théâtre La Licorne, sur l’avenue Papineau, avec la pièce Jocelyne Trudelle trouvée morte dans ses larmes, de Marie Laberge. Elle revient en 2001 dans La reine de beauté de Leenane, de Martin McDonagh, puis dans Pervers de Stacey Gregg (2013) et dans Scratch de Charlotte Corbeil-Coleman (2014). Sur les scènes montréalaises, Micheline Bernard brillera aussi dans Les palmes de M. Schultz, Souvenirs, Le dindon, L’avare et La Cerisaie, qui lui vaut un Masque en 2000. Denis Bernard ne l’a dirigée qu’une seule fois auparavant, dans La fin de la civilisation, de George F. Walker, présentée au Quat’Sous en 1999.

À l’écran, son nom est associé aux populaires séries jeunesse Tactik et Radio Enfer (qui fait d’elle une Immortelle des Gémeaux pour trois prix d’interprétation), ainsi qu’à Vice caché (Gémeaux du meilleur rôle de soutien 2005), Destinées, Aveux et Histoire de filles, dont elle assure la mise en scène pendant des années. Au cinéma, La mise à l’aveugle, de Simon Galiero, lui vaut une nomination aux Jutra comme meilleure actrice en 2013. Plus récemment, on a pu la voir dans l’adaptation cinématographique du succès théâtral King Dave d’Alexandre Goyette, réalisée par Podz.  

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