Orphelins

Production La Manufacture

Texte Dennis Kelly

Traduction Fanny Brit

Mise en scène Maxime Denommée

Assistance à la mise en scène Marie-Hélène Dufort

Avec Steve Laplante, Étienne Pilon et Évelyne Rompré

Décor Olivier LandrevilleCostumes Stéphanie ClérouxÉclairages André RiouxMusique Éric ForgetAccessoires Patricia RuelDirection artistique du spectacle Jean-Denis Leduc

Durée de la pièce: 1h30 sans entracte

Liam, le chandail couvert de sang, fébrile et perturbé, surgit et interrompt un souper entre sa soeur Helen et Danny, son amoureux. Il raconte avoir voulu porter secours à un adolescent blessé dans le voisinage. Mais son histoire change constamment et le doute s’installe chez Helen et Danny, les obligeant à prendre position sur ce qui s’est réellement passé, à mesure que le récit se transforme et que la vérité est dévoilée. Un récit où le doute prend le dessus sur la certitude et où la tension dramatique se déploie dans un constant crescendo.

Avec un humour noir, l’auteur aborde entre autres le thème de la xénophobie. Jusqu’où peut-on aller si, tout à coup, il nous semble essentiel de défendre ses acquis, son identité, devant le danger que pourrait représenter l’inconnu ? Comment pourrions-nous réagir si nous nous sentions menacés par la différence ? Dans un monde où nous parlons volontiers de dialogue interculturel, de métissage et d’ouverture aux autres, quel est réellement notre rapport aux étrangers ?

Présentée pour la première fois en français au Théâtre La Licorne, cette production de La Manufacture faisait salle comble lors de sa création à l’hiver 2012. Dans une traduction québécoise de Fanny Britt, Maxime Denommée plonge à nouveau dans les mots et le monde de Dennis Kelly, après avoir signé la mise en scène remarquée d’Après la fin (After the end) en 2008.

Représentations avec surtitres anglais les vendredis 22 et 29 novembre

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Tête-à-tête : Le Jeudi 21 novembre
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Mot du metteur en scène

Dennis Kelly est un auteur qui dérange, ses pièces nous renvoient in yer face l’image de nos revers et l’épaisseur des questions inhérentes aux bouleversements de notre société. Des êtres humains qui sont capables d’une incroyable gentillesse mais aussi des pires cruautés. Son théâtre stimule autant l’intellect que l’émotion. Sa maîtrise du dialogue, le souffle de son écriture, son humour noir, ses silences qui en disent long, font de cette pièce une réelle partition. Pour un metteur en scène, il suffit de savoir lire la musique, de respecter sa ponctuation.

Merci à Fanny, sa « soeur de plume », merci aux acteurs Évelyne, Étienne et Steve pour leur rigueur au travail même si nous l’avons toujours vécu comme un jeu. Merci à Marie Hélène Dufort pour sa finesse et sa force tranquille, merci aux concepteurs Olivier, André, Éric, Patricia et Stéphanie, votre imagination et votre implication ont rendu le processus simple et naturel.

Merci à Jean-Denis Leduc pour sa confiance et sa vision toujours aussi pertinente.

Bonne soirée.

- Maxime Denommée

Mot du directeur fondateur

« On a pris la décision de ne rien faire parce que ce n’est pas un des nôtres »

Dans un monde qui nous est de plus en plus accessible, nous parlons volontiers de dialogue interculturel, de métissage, de tolérance et d’ouverture aux autres. Mais quel est réellement notre rapport aux étrangers ? Comment pourrions-nous réagir si nous nous sentions menacés par ce que nous connaissons mal ? Quelle est notre attitude face à ceux qui représentent pour nous l’inconnu et la différence ? Surtout si cette différence est présente dans notre quartier et que nous la côtoyons tous les jours ? Jusqu’où pourrait nous projeter la peur de l’autre ?

Avec Orphelins, Dennis Kelly nous pose ces questions d’une façon percutante. En passant par l’intime et par les liens familiaux, c’est de notre société qu’il nous parle. Il dit tout haut ce que l’on ne dit pas, ce que l’on cache, ce que l’on n’avoue à personne : nos lâchetés, notre violence, notre mauvaise conscience, nos manipulations, nos peurs, notre vulnérabilité… Il raconte notre humanité.

Nous sommes ici en pleine actualité. Ces villes que nous habitons appartiennent désormais à toutes les populations qui y vivent, peu importe leur origine, leur culture ou leur couleur. Cette cohabitation entraîne chez nous tous une redéfinition identitaire, une recherche de nos ressemblances qui débouchera, espérons-le, sur l’ouverture et la compréhension.

Nous sommes ici en pleine actualité. Ces villes que nous habitons appartiennent désormais à toutes les populations qui y vivent, peu importe leur origine, leur culture ou leur couleur. Cette cohabitation entraîne chez nous tous une redéfinition identitaire, une recherche de nos ressemblances qui débouchera, espérons-le, sur l’ouverture et la compréhension.

Je voudrais saluer Dennis Kelly et Fanny Britt : c’est par l’intérieur que vous connaissez la force et le souffle des mots. Merci à Maxime Denommée d’y avoir cru, d’avoir pris en charge et d’avoir mené à bien cette aventure. Merci à nos trois merveilleux acteurs (Évelyne, Étienne et Steve ), vous avez toute mon admiration. Merci à mes amis concepteurs, à l’équipe technique et à celle des communications. Merci à l’équipe de La Manufacture. C’est pour moi un réel plaisir de replonger avec vous tous dans l’effervescence d’une création théâtrale. Comme c’est un plaisir de vous recevoir, cher public.

Souhaitons-nous une belle soirée.

- Jean-Denis Leduc

Biographies



Dennis Kelly est né à Londres en 1970 et il est diplômé du Goldsmiths College, institution spécialisée dans l’enseignement des domaines touchant à l’écriture et à la création artistique. Il est remarqué avec sa première pièce, Debris, en 2003, un texte coup de poing dépeignant un monde quasi inhumain dans lequel les rapports familiaux sont pourris par la télévision. En 2005, Osama The Hero est créée au Hampstead Theatre de Londres. After the End, la troisième pièce de Dennis Kelly, a été créée au Bush Theatre de Londres en 2005. En 2006, il remporte avec le Meyer-Withworth Award, un prix offert par la National Theatre Foundation d’Angleterre qui reconnaît le talent exceptionnel d’un dramaturge en début de carrière. S’ensuivront Love and Money (2006), Taking Care of Baby qui reçoit le John Whiting Award en 2007 et DNA ( 2007 ). Puis, la pièce Orphans récolte les prix Fringe First et Herald Angel Award lors de sa création au Traverse Theatre d’Édimbourg en 2009. En 2010, il a écrit The Gods Weep et l’année suivante, Things that make no sense. À l’automne  2013, The Ritual Slaughter of Gorge Mastromas est présentée au Royal Court Theatre.

Basé sur le roman de Roald Dahl, Dennis Kelly a écrit Matilda The Musical. Créée en 2010 à la Royal Shakespeare
Company, la pièce, acclamée par le public et la critique, est maintenant présentée simultanément à Londres et sur Broadway. L’auteur s’est mérité plusieurs récompenses pour cette pièce, dont 4 Tony Awards et 7 Olivier Awards.

Dennis Kelly s’est également attaqué à la traduction et à l’adaptation de quelques pièces étrangères : The Fourth Gate (2004), Rose Bernd ( 2005 ) et The Prince of Homburg ( 2010 ), From Morning til Midnight (2013). Il a co-écrit pour la télévision la série Pulling ( 2006-2009 ), qui a été présentée à la BBC 3 et qui a mérité un South Bank Award et un British Comedy Award en 2009. Utopia, sa nouvelle série dramatique, était portée au petit écran en janvier 2013.

Élu meilleur auteur dramatique étranger en 2009 par la revue de théâtre allemande Theatre Heute, Dennis Kelly travaille actuellement à l’écriture d’une pièce pour le National Theatre d’Écosse. Il écrit également un scénario pour DNA Films ainsi que des épisodes pour la deuxième saison de sa série Utopia.

Fanny Britt est originaire d’Amos, en Abitibi, et a grandi à Montréal. Après sa sortie de l’École nationale de théâtre en écriture dramatique, en 2001, elle se met à la traduction et à l’écriture. La création de sa première pièce, Honey Pie, en 2003 à Espace Libre, marque sa rencontre artistique avec Claude Poissant. Ils se retrouvent à l’automne 2006, alors que le Théâtre PÀP produit ( en collaboration avec la Bordée ) sa pièce Couche avec moi ( c’est l’hiver ), dans une mise en scène de Geoffrey Gaquère. En 2008, elle fonde le Théâtre Debout avec Geoffrey Gaquère et Johanne Haberlin, qui produira ses pièces Hôtel Pacifique en mars 2009 et Enquête sur le pire en avril 2010, toutes deux présentées à la salle Jean-Claude-Germain du Théâtre d’Aujourd’hui. En 2011, c’est sa pièce Chaque jour a eu l’honneur d’ouvrir La « nouvelle» Licorne.

Elle a traduit et adapté plus d’une quinzaine de pièces et plusieurs d’entre elles ont été présentées sur les scènes montréalaises dans les dernières années. On lui doit la traduction de Kvetch, de Steven Berkoff, pour le Théâtre Niveau Parking (2001) et de Cul-de-Sac, de Daniel McIvor, pour le Carrefour international de théâtre de Québec ( 2004 ). Pour La Manufacture, elle a traduit La reine de beauté de Leenane ( 2001 ) et Le Pillowman ( 2008 ) de Martin McDonagh, ainsi que Après la fin, un autre texte de Dennis Kelly créé à La Licorne en 2008.

Fanny Britt est très impliquée dans la promotion de la jeune dramaturgie par sa participation au Festival du Jamais Lu, dont elle a présidé le conseil d’administration de 2005 à 2009. Elle oeuvre également en littérature jeunesse : son roman graphique Jane, le renard et moi, illustré par Isabelle Arsenault et publié à La Pastèque, connaît un vif succès.

Bienveillance, sa plus récente pièce créée par le Théâtre PàP en 2012, sera présentée en tournée au Québec et en Ontario en 2014.

Depuis quelques années, le parcours de Maxime Denommée semble indissociable de celui du Théâtre de La Manufacture et de La Licorne. En 1999, un an après sa sortie du Conservatoire d’art dramatique de Montréal, il tient le rôle de Mike dans Trick or Treat de Jean Marc Dalpé. Il collabore à nouveau avec La Manufacture en 2001 avec Le Monument, puis, en 2003, il est de la distribution de Cheech – Les hommes de Chrysler sont en ville, qui connaît un si vif engouement que le spectacle est repris plusieurs fois ; il fait aussi partie de l’équipe de la version cinématographique de la pièce, tournée en 2005. Mais c’est avec Howie le Rookie, puissant monologue déjanté, qu’il obtient la reconnaissance du public et du milieu théâtral en recevant le Masque de la meilleure interprétation masculine en 2003. Les points tournants, un « road movie » théâtral, nous fait voir, en 2006 et en tournée en 2009, un Maxime Denommée plein de rythme et d’allant. En 2007, il joue dans Félicité, une pièce d’Olivier Choinière, une autre production de La Manufacture. Puis, en 2011, il est de la distribution de Transmissions, une pièce de Justin Laramée présentée Aux Écuries. Enfin, en 2013, il joue dans Le Dernier feu de Dea Loher à l’Espace Go, ainsi que dans Les Muses Orphelines de Michel Marc Bouchard au Théâtre Jean Duceppe et en tournée.

À la télévision on a pu le voir entre autres dans Grande Ourse (2002), Rumeurs ( 2004-2008 ), ainsi que dans la série à succès Aveux ( 2009 ), pour laquelle il était en nomination au gala des prix Gémaux 2010 pour le prix du meilleur premier rôle masculin dans une émission dramatique.

Au cinéma, Maxime a tenu des rôles dans les films La vie secrète des gens heureux ( réal. Stéphane Lapointe, 2005 ), La belle empoisonneuse ( réal. Richard Jutra, 2006 ) et, en 2011, dans Jaloux, un film de Patrick Demers. En 2012, nous avons pu apprécier son talent dans Omertà, le film ( réal. Luc Dionne ).

Bien connu comme acteur, on l’a découvert en tant que directeur d’acteurs inspiré en 2005, lors de sa première mise en scène, Tête première, de Mark O’Rowe. Puis, en 2008, il signait une autre mise en scène remarquée pour La Manufacture, celle de Après la fin, une autre pièce de Dennis Kelly qui fut reprise en tournée en 2010. Pour ce retour, il y tenait le rôle de Mark. Enfin, à l’automne 2011, il réalisait la mise en scène de la pièce Ascension, d’Olivier Choinière, avec les étudiants du Conservatoire d’art dramatique de Montréal.

Après avoir obtenu son diplôme en interprétation de l’École nationale de Théâtre en 1996, Steve Laplante s’illustre dans plusieurs pièces signées Wajdi Mouawad : Willy Protagoras enfermé dans les toilettes ( 1998 ), Les mains d’Edwidge au moment de la naissance ( 1999 ), Rêves ( 1999 ) et Littoral (1997), pièce pour laquelle il obtient un prix OFQJ-Rideau en 1998 pour la meilleure interprétation. En 2001, il est de la distribution de La reine de beauté de Leenane de Martin McDonagh, une production du Théâtre de La Manufacture, puis, en 2003, il joue dans UNITY, Mil neuf cent dix-huit de Kevin Kerr, une création du Théâtre PàP. En 2004, il était de L’Envie de Catherine-Anne Toupin, une production du Théâtre Ni plus ni moins et, en 2007, on le retrouve dans Les mondes possibles de John Mighton au Théâtre de Quat’sous. Durant la saison 2006-2007, il participe deux créations de La Manufacture : Les Points Tournants et Coma Unplugged, pièce pour laquelle il sera en nomination pour le Masque de l’interprétation masculine. En 2009, on a pu le voir dans Enquête sur le pire de Fanny Britt, une production du Théâtre Debout, et en 2010 dans La Cerisaie d’Anton Tchekov, présentée au Théâtre Jean-Duceppe. À l’hiver 2013, il était de la distribution de Les chemins qui marchent, une production du NTE présentée à l’Espace Libre. Steve Laplante est également l’auteur de Le long de la principale ( 2006 ), une pièce jouée au Québec et au Canada anglais sous le titre de Down the main drag, une traduction de Crystal Béliveau. Le texte est publié chez Dramaturges Éditeurs.

Au cinéma, on a pu apprécier son talent dans Littoral ( 2003 ) de Wajdi Mouawad, La ligne brisée ( 2007 ) de Louis Choquette et Le déserteur ( 2008 ) de Simon Lavoie.

À la télévision, son interprétation de Luc Desharnais dans la série Aveux lui vaut une nomination aux Gémeaux 2010 comme meilleur acteur dans un rôle de soutien. Puis, en 2010 et 2011, Steve Laplante était de la distribution de Mirador à Radio-Canada. En 2012, on le retrouvait dans Tu m’aimes-tu ?, série télévisuelle qu’il a co-écrite avec Frédéric Blanchette. On le verra cette année au petit écran dans Le Gentleman et Tranches de vie à TVA, ainsi que dans La vie parfaite, à Radio-Canada.

Depuis sa sortie de l’option théâtre du Collège Lionel-Groulx, Étienne Pilon a travaillé avec plusieurs metteurs en scène chevronnés dont Alice Ronfard, Claude Poissant, René Richard Cyr et Yves Desgagnés. Appelé à interpréter des rôles tantôt du répertoire classique, tantôt de la création québécoise, il se fait remarquer en 2008 dans le rôle-titre de la pièce Bob, de l’auteur René-Daniel Dubois, qui remporte le Prix de la Critique pour la meilleure production Montréal. Il est aussi de la création L’Affiche ( 2009 ) de Philippe Ducros, récipiendaire du même prix en 2009 et reprise en 2011, 2012 et 2013 au Québec et en France. Récemment, il incarnait, en alternance avec un acteur de Québec, les deux rôles centraux dans la pièce Frankenstein ; la créature et son créateur le docteur Frankenstein, dans un spectacle coproduit par le Théâtre du Trident et le Théâtre Denise-Pelletier. Le rôle de la créature lui a permis d’obtenir deux prix d’interprétation. À l’été 2013, il tenait un rôle dans la pièce À tu et à toi d’Isabelle Hubert au Théâtre du Bic.

Étienne a fait ses débuts au petit écran dans la télésérie Nos étés, sous la direction de Francis Leclerc. Ces trois dernières saisons, il a incarné le personnage de Charles dans l’émission La Promesse et tient actuellement le rôle de Simon dans Destinées.

Diplômée du Conservatoire d’art dramatique de Québec, c’est dans la Vieille Capitale qu’elle tient ses premiers rôles marquants : Yvonne, dans Yvonne, Princesse de Bourgogne ( 1998 ) et Miranda, dans La Tempête ( 1998 ), deux pièces présentées au Théâtre du Trident, sans oublier les rôles de Grouchenka dans Les Frères Karamazov ( 1999 ) au Théâtre de La Bordée et d’Ines Pérée dans Ines Pérée et Inat Tendu ( 1999 ) au Théâtre du Trident, pour lesquels elle a obtenu le Masque de la révélation de l’année. Par la suite, elle joue dans une dizaine de productions, dirigée entre autres par Wajdi Mouawad ( Les Troyennes, 1999 ), René Richard Cyr ( Titanica, la robe des grands combats, 2001 ), Brigitte Haentjens (Antigone, 2002 , Woyzeck, 2009), Serge Denoncourt ( Le Peintre des madones, 2004-2005 ), Jean Asselin ( L’Histoire lamentable de Titus, 2006 ) et Éric Jean ( Opium 37, 2008 ). Son interprétation saluée de Sunna dans la pièce UNITY, mil neuf cent dix-huit, mise en scène par Claude Poissant, lui vaudra le Masque de l’interprétation féminine de l’année 2004. En 2012, on la retrouve dans Haute Pression, une mise en scène d’Alain Zouvi présentée au Théâtre du Vieux-Terrebonne. Enfin, sous la direction de Denis Marleau, elle joue en 2012 dans L’histoire du roi Lear au TNM et en 2013, dans Le dernier feu à l’Espace Go.

Au cinéma, on a pu la voir dans les films Un 32 août sur terre ( Denis Villeneuve, 1997 ), Une jeune fille à la fenêtre ( Francis Leclerc, 2000 ), Une histoire de famille ( Michel Poulette, 2004 ) et C’est pas moi je le jure ! ( Philippe Falardeau, 2007 ). Dernièrement, elle a tenu le rôle principal du plus récent long-métrage de François Delisle, 2 fois une femme, pour lequel elle a été en nomination au gala des prix Jutra 2011 dans la catégorie meilleure actrice.

Au petit écran, elle joue entre autres dans les séries Cauchemar d’amour ( 2001 ), Rumeurs ( 2002 ), Temps dur ( 2003 ), Au nom de la loi ( 2005 ), René Lévesque ( 2006 ) et La Job ( 2006 ). Son rôle de Kaskia Mondoux dans l’émission jeunesse Stan et ses stars ( 2007 ) lui a valu une nomination au gala des prix Gémeaux 2008. Depuis 2009, on peut la suivre dans L’Auberge du chien noir à Radio- Canada et depuis 2011, dans Tactik à Télé-Québec.